Chaire Réseaux Sociaux et Objets Connectés

Les nouveaux réseaux d'humains et d'objets

Heart beat icon

Innovation e-Santé : un nécessaire décloisonnement de la santé en France ?

La Chaire RSOC assistait à la 5ème édition des Sessions Santé Connectée (#SSC16) organisées par Ad Scientiam à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM). Au programme de cette session, le CES 2016 vu par deux acteurs de l’e-Santé :

  • Alexis Matthieu, Co-founder & CEO de Feetme
  • Lionel Reichardt, Co-founder & CEO de Pharmageek

Lors de cette table ronde, Lionel Reichardt nous fait remarquer que « Le temps d’utilisation des trackers d’activité varie entre 6 à 18 mois et sont de plus en plus vite abandonnés. » Nous ne pouvons plus nous satisfaire de la simple collecte et visualisation des données. C’est en insufflant de l’Intelligence Artificielle que nous atteindrons de réelles innovations. Pour ce faire, la collecte de données brutes n’est pas un problème. Le problème se cristallise au moment de l’agrégation des données. Véritable problème sémantique, il faut réussir en effet à agréger des données issues de sources diverses : patients, littérature médicale, hôpitaux… Des standards dans l’Internet des Objets commencent à émerger. L’un des participants nous fait d’ailleurs remarquer que cette « standardisation est avancée dans les pays nordiques ».

Les projets en e-Santé doivent également faire face à la lenteur des dispositifs à valider. La validation clinique et la mise en place de dispositifs de santé sont en effet nécessaires. Le cloisonnement est un véritable problème en France, en particulier dans le domaine de la santé. Le décloisonnement permettrait de créer des produits/services solides et d’accélérer l’innovation. Comme le remonte Adscientiam, « nous avons eu plus de facilité à travailler avec des hôpitaux de Stanford qu’en France« ; ce qui est tout à fait regrettable.

Lors du CES 2016 « La montée en puissance des acteurs de la santé via des partenariats, comme Jonhson & Jonhson avec Google », aura particulièrement marqué Lionel Reichardt. L’association d’acteurs historiques de la santé avec des spécialistes du numérique aboutira certainement à d’importants projets e-Santé.

A la fin de cette session, nous nous sommes interrogés sur les business modèles cachés derrière l’e-Santé. « Au CES, les sociétés d’assurance américaines présentaient des objets connectés accompagnés de polices d’assurance : c’est une réalité » témoigne Alexis Matthieu, « En France, nous ne paraissons pas d’accord pour accepter de tel modèle. »

Feetme souhaite évoluer vers une réelle économie de santé en montrant l’efficacité du produit. Il faudra ensuite que le produit soit inclut dans le remboursement de certaines pathologies. « C’est la justesse d’accompagnement des patients qui fera la force du produit » explique Alexis Matthieu.

En savoir plus sur les organisateurs et intervenants

Ad Scientiam

Ad Scientiam est une application qui a pour vocation de créer des outils pour faire bénéficier la recherche et la clinique des nouvelles possibilités offertes par le smartphone et les objets connectés.

FEETME

Feetme est une semelle orthopédique connectée qui mesure, grâce à ses capteurs de pression intégrés, la baisse de sensibilité au niveau des pieds – signe d’une neuropathie débutante chez les patients diabétiques. Feetme a pour objectif d’obtenir a minima la validation clinique de son produit.

Il existe deux facettes de la start-up Feetme :

  • Une première approche, largement priorisée par ses fondateurs, très orientée santé à destination des personnes diabétiques
  • Une deuxième approche orientée fitness/sport

PHARMAGEEK

Lionel Reichardt se définit comme « un explorateur de la e-Transformation de la santé ». Il effectue une veille intensive de l’e-Santé relayé sur son blog collaboratif Pharmageek.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone

Commentaires Clos.